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Nogent-le-Rotrou et son canton - le Perche

Accueil>Patrimoine>Nogent-le-Rotrou

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Château
Saint-Jean

Eglise Notre-Dame

Marches Saint-Jean

Tombeau du duc de Sully

Maison
du Bailli

Porche Saint-Laurent

Eglise
Saint-Laurent

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Eglise
Saint-Hilaire

Abbaye
Saint-Denis

Kiosque
à musique

Nativité

Rémi-Belleau

Musée municipal

Quartier
du Paty

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Le patrimoine nogentais représenté en fèves

 

Le Château Saint-Jean

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Situé : rue du Château
Contact : Tél : 02.37.52.18.02
Visite : Tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Fermé le mardi et les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre.

Tarifs  individuels :

  • Adultes : 3 €
  • Enfants (de 7 à 18 ans) : 1,50 €
  • Etudiants, handicapés : 2 €
  • Tarifs groupes (10 personnes minimum) :
  • Adultes : 2 €
  • Scolaires, étudiants, handicapés : 1.10 €

Ateliers pour les adultes et les scolaires 


A la fin du 10e siècle, le comte de Chartres installa l'un de
ses fidèles lieutenants nommé Rotroldus, sur le site du château actuel dans le but de contenir les assaillants normands. Il y construisit le donjon de pierre. Aux 12e et 13e siècles furent ajoutés sept tours et le mur d'enceinte afin de fortifier le site. Les comtes du Perche habitèrent le château jusqu'au début du 12e siècle. En 1226, le Perche fut uni à la couronne de France faute de descendants. En 1428, pendant la guerre de Cent Ans, le château pris par les Anglais brûla entièrement. La carcasse du donjon fut alors laissée à l'abandon.

A la fin du 15e siècle, les demoiselles d'Armagnac firent restaurer les deux tours d'entrée en les surélevant et en édifiant
un logis entre elles. Ceci leur offrit un logis agréable. Au 16e siècle, Nogent et le château souffrirent des guerres de religion. A partir du 17e siècle il n'y eut plus de garnison au château. A la Révolution, le château servit de prison. Par la suite il passa par les mains de différents propriétaires, l'un d'eux entreprit même de le démolir pour revendre les matériaux. Il échoua heureusement dans sa tentative. Un autre au début du 20e siècle ajouta des créneaux au donjon qui n'en avait plus. Les dernières restaurations dont celle du donjon datent de 2003.

L'église Notre-Dame

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Située : angle rue Gouverneur et rue de Sully
Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme)
Visite : Tous les jours de 8h à 19h


Près de l'hôtel-Dieu se situait la chapelle Saint Jacques de l'Aumône. De cette chapelle, il reste le portail de style ogival primitif, liaison entre le roman et le gothique primitif. C'est au début du 19e siècle que la chapelle fut agrandie de deux nefs latérales et devint église paroissiale après la démolition, pour cause de vétusté, de l'église Notre-Dame des Marais qui était près de la rue Bourg le Comte. L'église n'a pas de clocher du fait de l'intransigeance ancien­ne des moines de l'abbaye Saint-Denis qui ne voulaient pas voir un clocher plus haut que le leur. Elle possède dans le toit deux cloches datant de 1854 : Jacques d'un diamètre de 73 cm et Marie d'un diamètre de 1 m.L'église abrite une partie de l'ancien mobilier de l'église Notre-Dame des Marais dont l'ensemble des statues de la nativité. Ce groupe avait été commandé par le comte et la comtesse de Soisson, seigneurs de Nogent, afin de célébrer la naissance de leur premier fils en 1604.
En 1250 il y avait 420 paroissiens, en 1737 : 1 300 habitants.

Le tombeau du duc de Sully
et de son épouse
Rachel

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Situé : rue de Sully
Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme)
Visite : tous les jours de 9h à 16h30


M aximilien de Béthune, duc de Sully, est né en 1560 à Rosny-sur-Seine, près de Mantes. Sa famille, convertie au protestantisme, disposant de peu de ressources, l'envoie en 1571 à la cour du roi Henri de Navarre. Plus tard, il conseille à celui-ci d'abjurer la religion protestante, pour que la paix s'installe enfin dans le royaume, mais lui-même tient à conserver sa foi.
Henri IV le nomme en 1598 surintendant général des finances ; il s'attelle alors à la rude tâche, qu'il poursuivra avec succès jusqu'à la mort du roi en 1610, de remettre en état les finances du pays, qu'il gère de façon particulièrement rigoureuse ; en outre, il abaisse certains impôts, favorise le transport et l'exportation des marchandises en supprimant un grand nombre de péages et en améliorant les voies de communication.
Il s'occupe parallèlement du développement de l'agriculture, qu'il considère comme une priorité, sans négliger la défense du pays dont il s'occupe comme grand maître de l'artillerie d'abord, puis comme surintendant des fortifications.
Après l'assassinat de Henri IV, il entre en conflit avec Marie de Médicis, régente du royaume, et doit abandonner ses principales charges. Il se retire alors dans ses châteaux de Sully-sur-Loire et de Villebon.
En 1624, Maximilien de Béthune, duc de Sully, devint seigneur de Nogent. La ville de ce fait prit le nom de Nogent-le-Béthune. A la veille de sa mort le 29 décembre 1641 à l'âge de 82 ans, il demanda à ce que sa sépulture soit élevée dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu, ce qui était impossible : Sully étant protestant. Sa sépulture fut installée avec l'accord des religieux dans la rotonde près de l'église actuelle.
La statue exécutée par Barthélémy Boudin en 1642, représente le ministre d' Henri IV dans son grand costume de cérémonie, couvert du man­teau ducal qui s'entrouvre pour laisser apparaître son haut de chausse tailladé. Il porte la fraise tuyautée. L'on peut ressentir l'énergique volon­té et la haute intelligence de l'homme à travers l'œuvre de l'artiste.

Son épouse, Rachel de Cochefilet, de famille percheronne, est décédée en 1659. Sa statue a beaucoup moins d'expression. Elle est certainement l'œuvre d'un des élèves ou ouvriers du maître Boudin
.

La maison du bailli

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Située : rue Saint-Laurent
Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme)
Visite : Extérieur seulement


Inscription au dessus de l'entrée du collège :

" De Pierre Blanche
Durand Febvrier
Je fu faicte 1542 "
 

Inscription pouvant être lue verticalement :
Pierre Durand et Blanche Febvrier, les deux époux qui sont à l'origine de cette construction.


Pierre Durand homme de grand esprit fut bailli de l'abbaye Saint-Denis puis de la ville de Nogent-le-Rotrou en 1568. Il vecut dans cet hôtel de style Renaissance avec son épouse Blanche Febvrier, fille du lieutenant au bailliage de Rémalard. Cette demeure abritait les commissaires au Roi à la rédaction des Coutumes (code civil).
La demeure fut acquise par la ville en 1926. Le porche tient lieu d'entrée du collège Arsène-Meunier.

 

Les marches Saint-Jean

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Situées : entre la rue du Château et la rue Gouverneur


Le   château   Saint-Jean, construit sur le bord sud-ouest du plateau, ne possé­dait qu'un seul accès sur la vallée de l'Huisne, côté nord-ouest (actuellement la rue du Château.
Cet accès était très éloigné des habitants se trouvant au pied du château. Au début du 16e siècle, les demoiselles d'Armagnac firent construire les 155 marches ainsi qu'un chemin parallèle entre le château et le bourg ce qui facilita les allées et venues.

Le porche Saint-Laurent

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Situé : rue Saint-Denis, contigu à l'église Saint-Laurent
Contact : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme)
Visite : extérieur seulement, demeure privée


Le porche Saint-Laurent était l'entrée de l'abbaye Saint-Denis. Sous le porche se trouve l'ancienne boîte aux lettres avec un encadrement de pierre. A cette époque les moines de l'abbave Saint-Denis administraient la moitié de la ville, le bourg Saint-Denis.
L'étage abritait la prévôté. A l'intérieur de l'appartement, une fenêtre permettait au prieur de surveiller l'activité dans l'église Saint-Laurent.
Dans la rue Saint-Denis, on peut voir l'ancienne maison des hôtes qui est devenue le tribunal.

L'église Saint-Laurent

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Située : rue du pressoir
Contact : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme)
Visite : fermée au public en dehors des offices
.


A
l'emplacement de l'église se trouvait avant l'édification de l'abbaye Saint-Denis, une chapelle dédiée à Sainte Marie-Madeleine. La construction de l'église a commencé au 15e siècle et s'est pour­suivie au 16e. L'église était réservée aux paroissiens du bourg Saint-Denis, qui n'avaient pas l'autorisation des moines de se rendre pour les offices quotidiens à l'abbaye toute proche. La cloche : Marie-Joseph date de 1857 et pèse 1 050 kg. A l'intérieur, les piliers sont d'un côté octogo­naux et de l'autre cylindriques. L'on y trouve une statuaire très riche, un Christ en croix du 14e siècle fait de bois sculpté, et de très nombreux tableaux.
La Mise au Tombeau (
15e siècle Ecole d'Auxerre) a été apportée dans l'église, elle se trouvait auparavant dans l'église Notre-Dame des Marais détruite à la fin du 18° siècle. Sa dernière restauration date de 1964 et a occasionné de nombreuses modifications. En 1250 il y avait 310 paroissiens, en 1737 : 1 300 habitants.

L'église Saint-Hilaire

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Située : rue Saint-Hilaire
Contact : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme)
Visite : fermée au public.


Elle est certainement la première église paroissiale de Nogent, bien avant la construction du château Saint-Jean. Il ne reste que peu de choses de cette première église. Sa reconstruction et son agrandissement datent des 15e et 16e siècles. En 1428 est construit le chœur en murs pleins éclairé par de petites ouvertures, les sept fenêtres actuelles ont été percées vers la fin du 16e siècle. En 1506, construction de la nef dont la voûte est en premier lieu lambrissée puis voûtée en briques et plâtre vers 1830-1840. En 1560, la tour clocher est élevée. Elle est surmontée d'une lanterne et le haut est entouré d'une galerie ouvragée. Il y a actuellement deux cloches : Marie la plus petite et Angélique la plus ancienne (14e siècle), qui a un diamètre de 150 cm, une hauteur de 120 cm, un poids de 2 000 à 2 500 kg.
Construite au bord de l'Huisne, le sol de l'église a  été rehaussé plusieurs fois en raison des fréquentes inondations plus ou moins importantes. La route Nogent-Bellème passait au nord de l'église. Mais la construction de la ligne ferroviaire (1854) obligea l'édification d'un nouveau pont sur l'Huisne, une nouvelle route fut construite au sud de l'égli­se sur l'emplacement du cimetière qui fut transféré au nouveau cimetière communal rue de la Fuye. En 1250 il y avait 421 paroissiens, en 1737 : 2 400 habitants.

L'abbaye Saint-Denis

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Située : rue Saint-Denis
Contact : tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme)
Visite: Fermée au public car située dans un collège.


A
u XI' siècle, les seigneurs féodaux pas­sent leur temps à guerroyer contre leurs voi­sins. Pendant les trêves pour se faire par­donner leurs méfaits, ils mènent alors une vie pieuse et songent à leur vie future, bien compromise par leurs brigandages. Les plus puissants élèvent des monastères sur leurs terres où les moines prient jour et nuit pour l'âme du seigneur et celles de ses proches.
C'est ainsi, que voulant réparer ses fautes, Geoffroy III, troisième des Rotrou, seigneur de Nogent décide d'installer une communauté de moines obéissant à la règle bénédictine.
La dédicace de la basilique Saint-Denis est faite en 1031, alors que l'édifice est encore inachevé.
Le comte, pour assurer la substance de la vingtaine de moines présents, fait don au monastère : de terres, de moulins, du droit de pêche dans les étangs, du ramassage du bois dans les forêts et de cinq étaux sur le marché de Châteaudun pour la vente du sel et de la viande.
Pour leur défense, les moines nomment un capitaine et pour appliquer le droit de haute, moyenne et basse justice sur leur terre, ils désignent un bailli.
Le bourg de Saint-Denis, qui était très étendu en particulier sur les bords de l'Huisne jusqu'à l'église Saint-Hilaire, est alors to­talement affranchi de la souveraineté tem­porelle du seigneur de Nogent. C'est le prévôt, qui se charge des relations entre la com­munauté et le monde extérieur.

L
a vie quotidienne des moines est rythmée par les différents offices. Ils assurent l'enseignement du cathéchisme, de la lecture et du calcul à quelques privilégiés assis dans une salle du monastère, sur le sol couvert de paille et écrivant sur des tablettes enduites de cire.
Après la mort de Geoffroy III, qui selon sa volonté est enterré dans le bras nord du transept de la basilique comme le seront les autres membres des Rotrou, c'est son fils Rotrou II qui se chargera de terminer la construction de l'édifice. La Consécration so­lennelle aura lieu en 1078 ; huit autels seront dédiés.
Un conflit entre le comte Rotrou II et l'abbaye des Saint-Pères de Chartres apparut alors. Au début, l'abbé de Saint-Denis était élu par les moines du monastère, mais l'ab­bé des Saint-Pères demande à le désigner lui-même, acte, qui fait perdre au comte son autorité tutélaire au profit de l'abbé des Saint-Pères.
Geoffroy III succédant à son père vers 1079 choisit de remettre la direction de l'ab­baye Saint-Denis à l'ordre de Cluny. Mais du fait de l'organisation de cet ordre, qui ne possède qu'une abbaye donc un seul abbé, un prieur est envoyé pour gouverner ce qui de­vient en 1080 le prieuré Saint-Denis. Ce n'est finalement qu'en 1230, que l'abbaye des Saint-Pères de Chartres abandonnera toutes ses prétentions sur Saint-Denis.
Au début du XIIème siècle, une fois achevée, la basilique rivalise dans ses dimensions avec la cathédrale de Chartres. Elle mesure 76 m de long du portail d'entrée au fond du chœur sur 16 m de large à la nef, le transept est long de 34 m, large de 10 m. L'appareilla­ge de la pierre est particulièrement soigné.
Le prieuré Saint-Denis est alors très riche du fait qu'il a sous sa dépendance de nom­breuses autres communautés, qui se répar­tissent en deux zones géographiques corres­pondant aux aires d'influence des comtes du Perche : la première autour de Nogent-le-Rotrou, la seconde autour de Mortagne-au-Perche.
Les principales ressources proviennent des dîmes que chaque paroisse perçoit et re­distribue en tout ou en partie au prieuré.
L'ère de prospérité de Saint-Denis prend fin d'abord à la mort en 1226 du dernier des Rotrou, Guillaume évêque de Châlons-sur-Marne.
Alors Saint-Louis prendra possession du comté et confirmera le prieuré dans ses biens.
Le déclin se poursuit au 16e siècle, avec la nomination par le Roi, des abbés commandi­taires qui se contenteront de toucher les reve­nus et laisseront la direction des monastères et prieurés aux moines eux-mêmes, ce qui n'est pas leur principale fonction, ni qualité.
En 1657, il pleut dans l'église laissée à l'abandon. Il ne reste que douze moines. Il n'en restera que cinq au 18e siècle.
Le pape supprime les prieurés clunisiens en 1788.
C'est en 1806 que la ville de Nogent achète les bâtiments pour y installer un collège, un tribunal, une prison et un haras militaire.

Aujourd'hui et après la rénovation de l'édifice de 1950 à 1953, restent le tribunal et le collège Arsène-Meunier, anciennement lycée Rémi-Belleau.

Le kiosque à musique

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Situé : avenue Camille-Gaté
Contact : Tél : 02.37.29.68.86
Visite : libre d'accès

Le kiosque à musique a été édifié en 1901 par Monsieur Gaté-Richard, le père de Camille Gaté.

Camille Gaté, sculpteur et tanneur, est né à Nogent-le-Rotrou le 14 avril 1856.
Après des études au Collège de la ville, il fonde le journal Le Républicain de Nogent et se consacre en 1884 à ses premières sculptures, prenant les ouvriers de la tannerie familiale comme modèles.
Plusieurs fois « médaillé » dans différents salons avec notamment Les chiens de relais en 1885 et les chiens ratiers en 1887, il abandonne la sculpture animalière pour s’adonner essentiellement aux bustes et sculptures allégoriques, témoignages de son environnement familial, social, politique et philosophique.
Il s’initie en 1885 à la littérature en publiant successivement Etudes et contes et Sidonie et plus tard Yvonne.
Inaugurée avec faste le 13 mai 1887, au rond point des promenades, aujourd’hui jardin public, la statue de Rémy Belleau a été détruite lors de la dernière guerre.
Camille GATÉ meurt le 20 août 1900 à Nogent-le-Rotrou, à l’âge de 44 ans.

Plusieurs de ses œuvres sont exposées au musée municipal du Château Saint-Jean.

La nativité

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Situé : rue de Sully dans l'église Notre-Dame
Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme)
Visite : Tous les jours de 8h à 19h


L'église Notre-Dame abrite une partie du mobilier de l'ancienne Notre-Dame-des-Marais, dont le groupe de statues de la Nativité.
C'est un don des comtes de Soisson fait lors de la naissance de leur premier fils au Château Saint-Jean, au tout début du
17e siècle.
Dans cette scène appelée "l'adoration des bergers" les différents personnages ont le portrait des membres de la famille des com­manditaires, et de Henri IV. Leur facture représente parfaitement la qualité de la statuaire en terre cuite polychrome, que l'on retrouve dans de nombreuses églises, près du Mans en particulier.

Rémi Belleau

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Situé : rue Saint-Laurent dans le collège Arsène Meunier
Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme)
Visite : Fermé au public car situé dans un collège.


N
é à Nogent-le-Rotrou dans un site champêtre, Rémy Belleau complète à Paris, vers 1553, une formation dominée par l'amour de la poésie grecque. Intelligent sans surcharge d'érudition, il était avant tout «un homme qui plaisait».
Il rejoint bientôt le groupe du Collège de Coqueret (
Pierre de Ronsard, Jean Antoine de Baïf, Joachim Du Bellay), cette première «Brigade» (troupe de jeunes auteurs enthousiastes, bientôt grossie d'une foule d'adeptes et d'imitateurs) puis la Pléiade (dans la «Brigade», Ronsard se plut à distinguer une «Pléiade») et publie en 1556 une traduction des Odes d'Anacréon: le succès de ce lyrisme léger, blasonneur de «petits» sujets est considérable. Bien qu'un peu sèche selon Ronsard, cette translation vient enrichir la «Brigade» d'un nouveau style; elle a pour elle la fidélité et l'exactitude qui en firent le succès. Le talent délicat et mignard de Belleau s'accommode bien de l'art d'Anacréon. Dans une veine proche, Belleau blasonne encore dans les «Petites Inventions».
Après avoir penché pour la Réforme, l'auteur se rallie au parti de ses protecteurs, les Guise. Précepteur à Paris de Charles de Lorraine, il résidera jusqu'à sa mort (1577) en l'hôtel de Guise.
En 1560, des Amours de Ronsard, paraissent acompagnés d'un commentaire de Belleau, témoignage d'une intime complicité poétique. Il fut l'ami sans nuage de Ronsard et l'on sait que «Belleau et Ronsard n'étaient qu'un, et que tous deux avaient un même coeur commun».
Ses poèmes personnels manquaient encore d'originalité et il fallut attendre 1565, où Précepteur chez l'un des Guise, le marquis d'Elbeuf, au château de Joinville, où il situe sa «
Bergerie», chef-d'oeuvre de la poésie pastorale pour que se révélât sa veine, mineure mais personnelle. qui insufflent à ce recueil de structure académique un souffle d'air frais et d'authenticité. On y trouve de jolis tableaux de nature et plus d'une fois un sens réaliste de la campagne plus plaisant au lecteur d'aujourd'hui que l'allégorie politique qui s'y insère.
En 1576, paraissent Les Amours et Nouveaux Eschanges des pierres précieuses, vertus et propriétés d'icelles. Cette oeuvre, qui utilise la tradition des lapidaires, décrit les propriétés des pierres, raconte leur histoire, le mythe de leur origine.
Belleau est aussi l'auteur d'une comédie, La Reconnue (composée vers 1563 et publiée après sa mort en 1578, où, délaissant la grossièreté de la farce médiévale, il s'orienta vers la comédie de mœurs.
Selon certains le moins lyrique des poètes de la Pléiade, le plus pudique au dire d'autres, Rémy Belleau ne déborde certainement pas d'imagination et il imita plus qu'il ne créa, mais il demeure un orfèvre du verbe dont Ronsard écrivit: «Luy mesme a basti son tombeau dedans ses pierres précieuses».
Sa mort survenue en1577, fut l'occasion d'un hommage poétique exceptionnel, rendu par ses nombreux amis. Son charme avait conquis tous les cœurs – y compris celui de poètes rivaux, – au point qu'ils éditèrent, cette même année, le reliquat de son œuvre dans le Remigii Belloquei poetae Tumulus.

Crédit texte : http://www.anthologie.free.fr/anthologie/belleau/belleau.htm

Le musée municipal

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Situé : rue du Château
Contact : Tél : 02.37.52.18.02
Visite : Tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h et de 14h à 18h. Fermé le mardi et les 1er janvier, 1er mai,
1er novembre et 25 décembre.


Classé monument historique et acheté par la ville de Nogent-le-Rotrou, le Château Saint-Jean après d'importantes restaura­tions, abrite maintenant un musée municipal permanent sur l'histoire et les traditions locales comprenant de nombreux objets utilisés par les percherons au 19e et au début du 20e siècle.
Le château possède également de grandes salles pouvant accueillir régulièrement des expositions de peintures et de sculptures, mais surtout des expositions d'envergure sur des thèmes originaux aussi bien artistiques, historiques, ou ethnographiques.
Au rez-de-chaussée, sont exposées dans les anciennes cuisines comtales les œuvres des peintres et sculpteurs locaux du siècle dernier.
Camille Gaté et Louis Moullin en particulier, pour ne citer que les plus célèbres.
Au second étage sont présentés les éléments de la vie quotidienne du Perche, témoins de l'histoire économique de la Région ; on y trouve donc le mobilier et les objets d'usage courant, issus des ateliers artisanaux et des industries : céramique, verrerie, vannerie, boissellerie, fonderie, etc... Gra­vures, estampes, cartes anciennes font découvrir paysages et sites.

Une place importante est désormais réservée au "cheval percheron", fleuron d'un élevage qui s'est répandu sur tous les continents.

Le quartier du Paty

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Situé : au pied de la colline du château Saint Jean
Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme)


Au n°3 de la rue du Paty, derrière des façades on peut apercevoir depuis les marches Saint-Jean l'hôtel de l'Ecu de Bretagne. Au n°4, l'hôtel des Carpentins et ses annexes ont été aménagés en atelier pour différents artisans. De la rue des Poupardières l'on découvre quelques détails des anciens hôtels particuliers datant de la Renaissance. Au n°3, de la rue Bourg le Comte, l'immeuble de la Papotière tient son nom d'une très ancienne famille percheronne. Au milieu du 17e siècle, Louis l'Ecuyer, seigneur de la Papotière, secrétaire de feu la reine mère du roi Louis XIV était bailli de Souancé et de Mondoucet. Cette maison restaurée au début du siècle et récemment a gardé une belle lucarne au galbe flamboyant ornée d'une couronne et d'un blason. Au n°2 l'ancienne maison du Chapitre de l'église Notre-Dame du Marais (la plus importante paroisse de la ville dont l'église fut abattue en 1798) a conservé sa tour et son échauguette de briques.



 


 

Collection des fèves sur le patrîmoine de Nogent-le-Rotrou
éditée par l'Office de Tourisme

N°1- 1995
Château Saint-Jean

N°2 - 1996
Eglise Saint-Hilaire

N°3 - 1997
Maison du Bailli

N°4 - 1998
Eglise Notre-Dame

N°5 - 1999
Rémi-Belleau

N°6 - 2000
Porche St-Laurent

           

N°7 - 2001
Duc de Sully
et son épouse

N°8 - 2002
Eglise Saint-Laurent

N°9 - 2003
Cheval percheron

N°10 - 2004
Kiosque à musique

N°11 - 2005
Donjon du Château Saint-Jean

N°12 - 2006
Chiens de relais
Camille-Gaté

           
blason Hostel Dieu        

N°13 - 2007
Blason du Perche

N°14 - 2008
Hostel-Dieu