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Nogent-le-Rotrou et son canton - le Perche
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Le Château Saint-Jean
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Situé : rue du Château Contact : Tél : 02.37.52.18.02 Visite : Tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h et de 14h à 18h. Fermé le mardi et les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre.
Tarifs individuels :
- Adultes : 3 €
- Enfants (de 7 à 18
ans) : 1,50 €
- Etudiants, handicapés :
2 €
- Tarifs groupes (10 personnes
minimum) :
- Adultes : 2 €
- Scolaires, étudiants,
handicapés : 1.10 €
Ateliers pour les adultes et
les scolaires
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A la fin du 10e
siècle, le comte de Chartres installa l'un de ses fidèles lieutenants nommé Rotroldus,
sur le site du château actuel dans le but de contenir les assaillants normands.
Il y construisit le donjon de pierre. Aux 12e et 13e
siècles furent ajoutés sept tours et le mur d'enceinte afin de fortifier le
site. Les comtes du Perche habitèrent le château jusqu'au début du 12e
siècle. En 1226, le Perche fut uni à la couronne de France faute de descendants.
En 1428, pendant la guerre de Cent Ans, le château pris par les Anglais brûla
entièrement. La carcasse du donjon fut alors laissée à l'abandon. A
la fin du 15e siècle, les demoiselles d'Armagnac firent restaurer
les deux tours d'entrée en les surélevant et en édifiant un logis entre elles.
Ceci leur offrit un logis agréable. Au 16e siècle, Nogent et le
château souffrirent des guerres de religion. A partir du 17e siècle
il n'y eut plus de garnison au château. A la Révolution, le château servit de
prison. Par la suite il passa par les mains de différents propriétaires, l'un
d'eux entreprit même de le démolir pour revendre les matériaux. Il échoua
heureusement dans sa tentative. Un autre au début du 20e siècle
ajouta des créneaux au donjon qui n'en avait plus. Les dernières restaurations dont
celle du donjon datent de 2003.
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L'église Notre-Dame
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Située : angle rue Gouverneur et rue de Sully Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme) Visite : Tous les jours de 8h à 19h
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Près de l'hôtel-Dieu se situait la
chapelle Saint Jacques de l'Aumône. De cette chapelle, il reste le portail de
style ogival primitif, liaison entre le roman et le gothique primitif. C'est au
début du 19e siècle que la chapelle fut agrandie de deux nefs
latérales et devint église paroissiale après la démolition, pour cause de
vétusté, de l'église Notre-Dame des Marais qui était près de la rue Bourg le
Comte. L'église n'a pas de clocher du fait de l'intransigeance ancienne des
moines de l'abbaye Saint-Denis qui ne voulaient pas voir un clocher plus haut
que le leur. Elle possède dans le toit deux cloches datant de 1854 : Jacques
d'un diamètre de 73 cm et Marie d'un diamètre de 1 m.L'église abrite une partie de l'ancien mobilier de l'église
Notre-Dame des Marais dont l'ensemble des statues de la nativité. Ce groupe
avait été commandé par le comte et la comtesse de Soisson, seigneurs de Nogent,
afin de célébrer la naissance de leur premier fils en 1604. En 1250 il y avait
420 paroissiens, en 1737 : 1 300 habitants.
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Le tombeau du duc de Sully et de son épouse Rachel
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Situé : rue de Sully Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme) Visite : tous les jours de 9h à 16h30
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M aximilien de
Béthune, duc de Sully, est né en 1560 à Rosny-sur-Seine, près de Mantes. Sa
famille, convertie au protestantisme, disposant de peu de ressources, l'envoie
en 1571 à la cour du roi Henri de Navarre. Plus tard, il conseille à celui-ci d'abjurer la religion
protestante, pour que la paix s'installe enfin dans le royaume, mais lui-même
tient à conserver sa foi.
Henri IV le nomme en 1598
surintendant général des finances ; il s'attelle alors à la rude tâche,
qu'il poursuivra avec succès jusqu'à la mort du roi en 1610, de remettre en
état les finances du pays, qu'il gère de façon particulièrement rigoureuse ;
en outre, il abaisse certains impôts, favorise le transport et l'exportation
des marchandises en supprimant un grand nombre de péages et en améliorant les
voies de communication.
Il s'occupe parallèlement
du développement de l'agriculture, qu'il considère comme une priorité, sans
négliger la défense du pays dont il s'occupe comme grand maître de l'artillerie
d'abord, puis comme surintendant des fortifications.
Après l'assassinat de Henri
IV, il entre en conflit avec Marie de Médicis, régente du royaume, et doit abandonner ses principales
charges. Il se retire alors dans ses châteaux de Sully-sur-Loire et de
Villebon. En 1624, Maximilien de Béthune,
duc de Sully, devint seigneur de Nogent. La ville de ce fait prit le nom de Nogent-le-Béthune.
A la veille de sa mort le 29 décembre 1641 à l'âge de 82 ans, il demanda à ce
que sa sépulture soit élevée dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu, ce qui était
impossible : Sully étant protestant. Sa sépulture fut installée avec l'accord
des religieux dans la rotonde près de l'église actuelle. La
statue exécutée par Barthélémy Boudin en 1642, représente le ministre d' Henri
IV dans son grand costume de cérémonie, couvert du manteau ducal qui s'entrouvre
pour laisser apparaître son haut de chausse tailladé. Il porte la fraise
tuyautée. L'on peut ressentir l'énergique volonté et la haute intelligence de
l'homme à travers l'œuvre de l'artiste. Son épouse, Rachel de Cochefilet, de famille
percheronne, est décédée en 1659. Sa statue a beaucoup moins d'expression. Elle
est certainement l'œuvre d'un des élèves ou ouvriers du maître Boudin.
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La maison du bailli
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Située : rue Saint-Laurent Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme) Visite : Extérieur seulement
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Inscription au dessus de l'entrée du collège :
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" De Pierre Blanche Durand Febvrier Je fu faicte 1542 "
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Inscription pouvant être lue verticalement : Pierre Durand et Blanche Febvrier, les deux époux qui sont à l'origine de cette construction.
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Pierre Durand homme de grand esprit fut bailli de l'abbaye Saint-Denis puis de la ville de Nogent-le-Rotrou en 1568. Il vecut dans cet hôtel de style Renaissance avec son épouse Blanche Febvrier, fille du lieutenant au bailliage de Rémalard. Cette demeure abritait les commissaires au Roi à la rédaction des Coutumes (code civil). La demeure fut acquise par la ville en 1926. Le porche tient lieu d'entrée du collège Arsène-Meunier.
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Les marches Saint-Jean
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Situées : entre la rue du Château et la rue Gouverneur
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Le château
Saint-Jean, construit sur le bord sud-ouest du plateau, ne possédait
qu'un seul accès sur la vallée de l'Huisne, côté nord-ouest (actuellement la
rue du Château. Cet accès était très éloigné des habitants se trouvant au pied
du château. Au début du 16e siècle, les demoiselles d'Armagnac firent
construire les 155 marches ainsi qu'un chemin parallèle entre le château et le
bourg ce qui facilita les allées et venues.
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Le porche Saint-Laurent
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Situé : rue Saint-Denis, contigu à l'église Saint-Laurent Contact : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme) Visite : extérieur seulement, demeure privée
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Le porche Saint-Laurent était l'entrée de l'abbaye
Saint-Denis. Sous le porche se trouve l'ancienne boîte aux
lettres avec un encadrement de pierre. A cette époque les moines de l'abbave
Saint-Denis administraient la moitié de la ville, le bourg Saint-Denis. L'étage abritait la prévôté. A
l'intérieur de l'appartement, une fenêtre permettait au prieur de surveiller
l'activité dans l'église Saint-Laurent. Dans la rue Saint-Denis, on peut voir l'ancienne maison des hôtes
qui est devenue le tribunal.
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L'église Saint-Laurent
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Située : rue du pressoir Contact : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme) Visite : fermée au public en dehors des offices.
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A
l'emplacement de l'église se trouvait avant l'édification de l'abbaye
Saint-Denis, une chapelle dédiée à Sainte Marie-Madeleine. La construction de l'église
a commencé au 15e siècle et s'est poursuivie au 16e.
L'église était réservée aux paroissiens du bourg Saint-Denis, qui n'avaient pas
l'autorisation des moines de se rendre pour les offices quotidiens à l'abbaye
toute proche. La cloche : Marie-Joseph date de 1857 et pèse 1 050 kg. A
l'intérieur, les piliers sont d'un côté octogonaux et de l'autre cylindriques.
L'on y trouve une statuaire très riche, un Christ en croix du 14e
siècle fait de bois sculpté, et de très nombreux tableaux. La Mise au Tombeau (15e siècle
Ecole d'Auxerre) a été apportée dans l'église, elle se trouvait auparavant dans
l'église Notre-Dame des Marais détruite à la fin du 18° siècle. Sa dernière
restauration date de 1964 et a occasionné de nombreuses modifications. En 1250
il y avait 310 paroissiens, en 1737 : 1 300 habitants.
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L'église Saint-Hilaire
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Située : rue Saint-Hilaire Contact : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme) Visite : fermée au public.
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Elle est
certainement la première église paroissiale de Nogent, bien avant la
construction du château Saint-Jean. Il ne reste que peu de choses de cette
première église. Sa reconstruction et son agrandissement datent des 15e
et 16e siècles. En 1428 est construit le chœur en murs pleins
éclairé par de petites ouvertures, les sept fenêtres actuelles ont été percées
vers la fin du 16e siècle. En 1506, construction de la nef dont la voûte
est en premier lieu lambrissée puis voûtée en briques et plâtre vers 1830-1840.
En 1560, la tour clocher est élevée. Elle est surmontée d'une lanterne et le
haut est entouré d'une galerie ouvragée. Il y a actuellement deux cloches :
Marie la plus petite et Angélique la plus ancienne (14e siècle), qui a un diamètre de 150 cm, une
hauteur de 120 cm, un poids de 2 000 à 2 500 kg. Construite au bord de l'Huisne, le sol de l'église a été
rehaussé plusieurs fois en raison des fréquentes inondations plus ou moins
importantes. La route Nogent-Bellème passait au nord de l'église. Mais la
construction de la ligne ferroviaire (1854) obligea l'édification d'un nouveau
pont sur l'Huisne, une nouvelle route fut construite au sud de l'église sur
l'emplacement du cimetière qui fut transféré au nouveau cimetière communal rue
de la Fuye. En 1250 il y avait 421 paroissiens, en 1737 : 2 400 habitants.
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L'abbaye Saint-Denis
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Située : rue Saint-Denis Contact : tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme) Visite: Fermée au public car située dans un collège.
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Au
XI' siècle, les seigneurs féodaux passent leur temps à guerroyer contre leurs
voisins. Pendant les trêves pour se faire pardonner leurs méfaits, ils mènent
alors une vie pieuse et songent à leur vie future, bien compromise par leurs
brigandages. Les plus puissants élèvent des monastères sur leurs terres où les
moines prient jour et nuit pour l'âme du seigneur et celles de ses proches. C'est ainsi, que voulant
réparer ses fautes, Geoffroy III, troisième des Rotrou, seigneur de Nogent
décide d'installer une communauté de moines obéissant à la règle bénédictine. La dédicace de la
basilique Saint-Denis est faite en 1031, alors que l'édifice est encore
inachevé. Le comte, pour
assurer la substance de la vingtaine de moines présents, fait don au monastère
: de terres, de moulins, du droit de pêche dans les étangs, du ramassage du
bois dans les forêts et de cinq étaux sur le marché de Châteaudun pour la vente
du sel et de la viande. Pour leur défense,
les moines nomment un capitaine et pour appliquer le droit de haute, moyenne et
basse justice sur leur terre, ils désignent un bailli. Le bourg de
Saint-Denis, qui était très étendu en particulier sur les bords de l'Huisne
jusqu'à l'église Saint-Hilaire, est alors totalement affranchi de la
souveraineté temporelle du seigneur de Nogent. C'est le prévôt, qui se charge
des relations entre la communauté et le monde extérieur. La vie quotidienne des moines est rythmée par les
différents offices. Ils assurent l'enseignement du cathéchisme, de la lecture
et du calcul à quelques privilégiés assis dans une salle du monastère, sur le
sol couvert de paille et écrivant sur des tablettes enduites de cire. Après la mort de Geoffroy III, qui selon sa
volonté est enterré dans le bras nord du transept de la basilique comme le
seront les autres membres des Rotrou, c'est son fils Rotrou II qui se chargera
de terminer la construction de l'édifice. La Consécration solennelle aura lieu
en 1078 ; huit autels seront dédiés. Un conflit entre le
comte Rotrou II et l'abbaye des Saint-Pères de Chartres apparut alors. Au
début, l'abbé de Saint-Denis était élu par les moines du monastère, mais l'abbé
des Saint-Pères demande à le désigner lui-même, acte, qui fait perdre au comte
son autorité tutélaire au profit de l'abbé des Saint-Pères. Geoffroy III succédant à son père vers 1079
choisit de remettre la direction de l'abbaye Saint-Denis à l'ordre de Cluny.
Mais du fait de l'organisation de cet ordre, qui ne possède qu'une abbaye donc
un seul abbé, un prieur est envoyé pour gouverner ce qui devient en
1080 le prieuré Saint-Denis. Ce n'est finalement qu'en 1230, que l'abbaye des
Saint-Pères de Chartres abandonnera toutes ses prétentions sur Saint-Denis. Au début du XIIème
siècle, une fois achevée, la basilique rivalise dans ses dimensions avec la
cathédrale de Chartres. Elle mesure 76 m de long du portail d'entrée au fond du
chœur sur 16 m de large à la nef, le transept est long de 34 m, large de 10 m.
L'appareillage de la pierre est particulièrement soigné. Le prieuré
Saint-Denis est alors très riche du fait qu'il a sous sa dépendance de nombreuses
autres communautés, qui se répartissent en deux zones géographiques correspondant
aux aires d'influence des comtes du Perche : la première autour de Nogent-le-Rotrou,
la seconde autour de Mortagne-au-Perche. Les principales ressources proviennent des
dîmes que chaque paroisse perçoit et redistribue en tout ou en partie au prieuré. L'ère de prospérité
de Saint-Denis prend fin d'abord à la mort en 1226 du dernier des Rotrou,
Guillaume évêque de Châlons-sur-Marne. Alors Saint-Louis
prendra possession du comté et confirmera le prieuré dans ses biens. Le déclin se
poursuit au 16e siècle, avec la nomination par le Roi, des abbés
commanditaires qui se contenteront de toucher les revenus et laisseront la
direction des monastères et prieurés aux moines eux-mêmes, ce qui n'est pas
leur principale fonction, ni qualité. En 1657, il pleut
dans l'église laissée à l'abandon. Il ne reste que douze moines. Il n'en
restera que cinq au 18e siècle. Le pape supprime les
prieurés clunisiens en 1788. C'est en 1806 que la
ville de Nogent achète les bâtiments pour y installer un collège, un tribunal,
une prison et un haras militaire. Aujourd'hui et après la
rénovation de l'édifice de 1950 à 1953, restent le tribunal et le collège
Arsène-Meunier, anciennement lycée Rémi-Belleau.
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Le kiosque à musique
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Situé : avenue Camille-Gaté Contact : Tél : 02.37.29.68.86 Visite : libre d'accès
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Le kiosque à musique a été édifié en 1901 par Monsieur Gaté-Richard, le père de Camille Gaté.
Camille
Gaté, sculpteur et tanneur, est né à Nogent-le-Rotrou le 14 avril 1856. Après des
études au Collège de la ville, il fonde le journal Le Républicain de Nogent
et se consacre en 1884 à ses premières sculptures, prenant les ouvriers de la
tannerie familiale comme modèles. Plusieurs
fois « médaillé » dans différents salons avec notamment Les chiens
de relais en 1885 et les chiens ratiers en 1887, il abandonne la
sculpture animalière pour s’adonner essentiellement aux bustes et sculptures
allégoriques, témoignages de son environnement familial, social, politique et
philosophique. Il
s’initie en 1885 à la littérature en publiant successivement Etudes et
contes et Sidonie et plus tard Yvonne. Inaugurée
avec faste le 13 mai 1887, au rond point des promenades, aujourd’hui jardin
public, la statue de Rémy Belleau a été détruite lors de la dernière guerre. Camille
GATÉ meurt le 20 août 1900 à Nogent-le-Rotrou, à l’âge de 44 ans.
Plusieurs de ses œuvres sont exposées au musée municipal du Château Saint-Jean.
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La nativité
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Situé : rue de Sully dans l'église Notre-Dame Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme) Visite : Tous les jours de 8h à 19h
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L'église Notre-Dame abrite une partie du
mobilier de l'ancienne Notre-Dame-des-Marais, dont le groupe de statues de la
Nativité. C'est un don des comtes de Soisson fait lors
de la naissance de leur premier fils au Château Saint-Jean, au tout début du 17e siècle. Dans cette scène appelée
"l'adoration des bergers" les différents personnages ont le portrait
des membres de la famille des commanditaires, et de Henri IV. Leur facture représente
parfaitement la qualité de la statuaire en terre cuite polychrome, que l'on retrouve
dans de nombreuses églises, près du Mans en particulier.
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Rémi Belleau
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Situé : rue Saint-Laurent dans le collège Arsène Meunier Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme) Visite : Fermé au public car situé dans un collège.
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Né à Nogent-le-Rotrou dans un site champêtre,
Rémy Belleau complète à Paris,
vers 1553, une formation dominée par l'amour
de la poésie grecque. Intelligent sans surcharge
d'érudition, il était avant tout «un
homme qui plaisait».
Il rejoint bientôt le groupe du Collège de
Coqueret (Pierre
de Ronsard, Jean
Antoine de Baïf, Joachim
Du Bellay), cette première «Brigade»
(troupe de jeunes auteurs enthousiastes, bientôt grossie
d'une foule d'adeptes et d'imitateurs) puis la Pléiade
(dans la «Brigade», Ronsard se plut
à distinguer une «Pléiade»)
et publie en 1556 une traduction des Odes
d'Anacréon: le succès de ce lyrisme léger,
blasonneur de «petits» sujets est considérable.
Bien qu'un peu sèche selon Ronsard, cette translation
vient enrichir la «Brigade» d'un nouveau
style; elle a pour elle la fidélité et l'exactitude
qui en firent le succès. Le talent délicat et
mignard de Belleau s'accommode bien de l'art
d'Anacréon. Dans une veine proche, Belleau
blasonne encore dans les «Petites
Inventions».
Après avoir penché pour la Réforme,
l'auteur se rallie au parti de ses protecteurs, les Guise.
Précepteur à Paris de Charles
de Lorraine, il résidera jusqu'à sa mort
(1577) en l'hôtel de Guise.
En 1560, des Amours de Ronsard,
paraissent acompagnés d'un commentaire de Belleau,
témoignage d'une intime complicité poétique.
Il fut l'ami sans nuage de Ronsard et l'on sait que
«Belleau et Ronsard n'étaient qu'un,
et que tous deux avaient un même coeur commun».
Ses poèmes personnels manquaient encore d'originalité
et il fallut attendre 1565, où Précepteur
chez l'un des Guise, le marquis d'Elbeuf, au
château de Joinville, où il situe sa «Bergerie»,
chef-d'oeuvre de la poésie pastorale pour que
se révélât sa veine, mineure mais personnelle.
qui insufflent à ce recueil de structure académique
un souffle d'air frais et d'authenticité. On y trouve
de jolis tableaux de nature et plus d'une fois un sens réaliste
de la campagne plus plaisant au lecteur d'aujourd'hui que
l'allégorie politique qui s'y insère.
En 1576, paraissent Les Amours et Nouveaux Eschanges
des pierres précieuses, vertus et propriétés
d'icelles. Cette oeuvre, qui utilise la tradition
des lapidaires, décrit les propriétés
des pierres, raconte leur histoire, le mythe de leur origine.
Belleau est aussi l'auteur d'une comédie, La
Reconnue (composée vers 1563 et publiée
après sa mort en 1578, où, délaissant
la grossièreté de la farce médiévale,
il s'orienta vers la comédie de mœurs.
Selon certains le moins lyrique des poètes de la Pléiade,
le plus pudique au dire d'autres, Rémy Belleau
ne déborde certainement pas d'imagination et il imita
plus qu'il ne créa, mais il demeure un orfèvre
du verbe dont Ronsard écrivit: «Luy
mesme a basti son tombeau dedans ses pierres précieuses».
Sa mort survenue en1577, fut l'occasion d'un hommage
poétique exceptionnel, rendu par ses nombreux amis.
Son charme avait conquis tous les cœurs – y compris
celui de poètes rivaux, – au point qu'ils éditèrent,
cette même année, le reliquat de son œuvre
dans le Remigii Belloquei poetae Tumulus.
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Le musée municipal
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Situé : rue du Château Contact : Tél : 02.37.52.18.02 Visite : Tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h et de 14h à 18h. Fermé le mardi et les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre.
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Classé monument historique et
acheté par la ville de Nogent-le-Rotrou, le Château Saint-Jean après
d'importantes restaurations, abrite maintenant un musée municipal permanent
sur l'histoire et les traditions locales comprenant de nombreux objets utilisés
par les percherons au 19e et au début du 20e siècle. Le château possède
également de grandes salles pouvant accueillir régulièrement des expositions de
peintures et de sculptures, mais surtout des expositions d'envergure sur des
thèmes originaux aussi bien artistiques, historiques, ou ethnographiques. Au rez-de-chaussée,
sont exposées dans les anciennes cuisines comtales les œuvres des peintres et
sculpteurs locaux du siècle dernier.Camille Gaté et Louis Moullin
en particulier, pour ne citer que les plus célèbres. Au second étage sont
présentés les éléments de la vie quotidienne du Perche, témoins de l'histoire
économique de la Région ; on y trouve donc le
mobilier et les objets d'usage courant, issus des ateliers artisanaux et des
industries : céramique, verrerie, vannerie, boissellerie, fonderie, etc... Gravures,
estampes, cartes anciennes font découvrir paysages et sites. Une place importante est
désormais réservée au "cheval percheron", fleuron d'un élevage qui
s'est répandu sur tous les continents.
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Le quartier du Paty
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Situé : au pied de la colline du château Saint Jean Contact : Tél : 02.37.29.68.86 (Office de tourisme)
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Au n°3 de la rue du Paty,
derrière des façades on peut apercevoir depuis les marches Saint-Jean l'hôtel
de l'Ecu de Bretagne. Au n°4, l'hôtel des Carpentins et ses annexes ont été
aménagés en atelier pour différents artisans. De la rue des Poupardières l'on
découvre quelques détails des anciens hôtels particuliers datant de la
Renaissance. Au n°3, de la rue Bourg le Comte, l'immeuble de la Papotière tient son nom d'une très ancienne
famille percheronne. Au milieu du 17e siècle, Louis l'Ecuyer,
seigneur de la Papotière, secrétaire de feu la reine mère du roi Louis XIV
était bailli de Souancé et de Mondoucet. Cette maison restaurée au début du
siècle et récemment a gardé une belle lucarne au galbe flamboyant ornée d'une
couronne et d'un blason. Au n°2 l'ancienne maison du Chapitre de l'église
Notre-Dame du Marais (la plus importante paroisse de la ville dont l'église fut
abattue en 1798) a conservé sa tour et son échauguette de briques.
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Collection des fèves sur le patrîmoine de Nogent-le-Rotrou éditée par l'Office de Tourisme
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N°1- 1995 Château Saint-Jean
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N°2 - 1996 Eglise Saint-Hilaire
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N°3 - 1997 Maison du Bailli
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N°4 - 1998 Eglise Notre-Dame
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N°5 - 1999 Rémi-Belleau
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N°6 - 2000 Porche St-Laurent
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N°7 - 2001 Duc de Sully et son épouse
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N°8 - 2002 Eglise Saint-Laurent
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N°9 - 2003 Cheval percheron
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N°10 - 2004 Kiosque à musique
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N°11 - 2005 Donjon du Château Saint-Jean
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N°12 - 2006 Chiens de relais Camille-Gaté
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N°13 - 2007 Blason du Perche
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N°14 - 2008 Hostel-Dieu
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