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M argon est situé au
confluent de la vallée de la Cloche et de l'Huisne. L'église,
sur son éperon rocheux, domine le vieux bourg. Elle date du XIe s.
et a gardé son portail roman mais elle fut considérablement agrandie au XVIe
s. À l'intérieur, deux statues provenant de l'abbaye d'Arcisses, saint Benoît
et sainte Scholastique, et un petit orgue romantique qui vient d'être
restauré.
Margon s'est beaucoup développé depuis
quelques années et possède maintenant un nouveau centre. En
suivant la D.918 (route de Condé) on remarque sur la gauche le manoir de Champeaux,
ancien lieu seigneurial de la famille d'Amilly. Ce fut, après la Révolution, un
important élevage de chevaux percherons. De nos jours, on peut encore admirer
la porterie qui a gardé tout son caractère. Si
l'on suit la vallée de la Cloche par la D.103, on rencontre le hameau d'Ozée
qui offre, dans un cadre agréable, des possibilités de pêche ; puis en continuant
vers Brunelles, on aperçoit les restes de l'abbaye d'Arcisses.
Margon
est célèbre pour sa fête patronale. Chaque dernier dimanche de juin, on
brûle le soir sur un bûcher un mannequin appelé « la Bourbonnaise ».
L'origine de cet autodafé remonterait à l'idée ingénieuse d'un cabaretier qui,
voulant corser les feux de joie, fit brûler d'abord un mannequin d'homme puis
de femme. Comme ceci se passait à l'époque de Louis le Bien-Aimé et que la du Barry
était impopulaire, on lui donna le nom de « la Bourbonnaise ». Selon d'autres
légendes, ce serait la dame de Radrais qui, au temps des croisades, aurait
fabriqué un faux pour empêcher son amant d'épouser la fille unique du seigneur
de Courcelles. La découverte de son crime l'aurait conduite au bûcher.
Références du texte : Guide touristique du Perche. Editions Fédération des Amis du Perche
Margon infos pratiques

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