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Le Quartier du Pâty

Les 155 marches des Demoiselles d'Armagnac

les marches saint jeanLe château Saint-Jean, construit sur le bord sud-ouest du plateau, ne possédait qu'un seul accès sur la vallée de l'Huisne, côté nord-ouest (actuellement la rue du Château.

Cet accès était très éloigné des habitants se trouvant au pied du château. Au début du XVIe siècle, les demoiselles d'Armagnac firent construire les 155 marches ainsi qu'un chemin parallèle entre le château et le bourg ce qui facilita les allées et venues.

 

Le quartier historique du Pâty

la PapotièreAu n°3 de la rue du Paty, derrière des façades on peut apercevoir depuis les marches Saint-Jean l'hôtel de l'Ecu de Bretagne. Au n°4, l'hôtel des Carpentins et ses annexes ont été aménagés en atelier pour différents artisans.

De la rue des Poupardières l'on découvre quelques détails des anciens hôtels particuliers datant de la Renaissance.

Au n°3, de la rue Bourg le Comte, l'immeuble de la Papotière tient son nom d'une très ancienne famille percheronne. Au milieu du XVIIe siècle, Louis l'Ecuyer, seigneur de la Papotière, secrétaire de feu la reine mère du roi Louis XIV était bailli de Souancé et de Mondoucet. Cette maison restaurée au début du siècle et récemment a gardé une belle lucarne au galbe flamboyant ornée d'une couronne et d'un blason.

Au n°2 l'ancienne maison du Chapitre de l'église Notre-Dame du Marais (la plus importante paroisse de la ville dont l'église fut abattue en 1798) a conservé sa tour et son échauguette de briques.

Demeures fermées au public

 

La Maison du Bailli (collège Arsène Meunier)

" De Pierre Blanche

Durand Febvrierla Maison du Bailli

Je fu faicte 1542 "

Inscription pouvant être lue verticalement :

Pierre Durand et Blanche Febvrier, les deux époux qui sont à l'origine de cette construction.Pierre Durand homme de grand esprit fut bailli de l'abbaye Saint-Denis puis de la ville de Nogent-le-Rotrou en 1568. Il vecut dans cet hôtel de style Renaissance avec son épouse Blanche Febvrier, fille du lieutenant au bailliage de Rémalard. Cette demeure abritait les commissaires au Roi à la rédaction des Coutumes (code civil).

La demeure fut acquise par la ville en 1926. Le porche tient lieu d'entrée du collège Arsène-Meunier.

Maison fermée au public

 

L'Eglise Saint Laurent

L'Eglise Saint LaurentA l'emplacement de l'église se trouvait avant l'édification de l'abbaye Saint-Denis, une chapelle dédiée à Sainte Marie-Madeleine. La construction de l'église a commencé au XVe siècle et s'est poursuivie au XVIe. L'église était réservée aux paroissiens du bourg Saint-Denis, qui n'avaient pas l'autorisation des moines de se rendre pour les offices quotidiens à l'abbaye toute proche. La cloche : Marie-Joseph date de 1857 et pèse 1 050 kg. A l'intérieur, les piliers sont d'un côté octogonaux et de l'autre cylindriques. L'on y trouve une statuaire très riche, un Christ en croix du XIVe siècle fait de bois sculpté, et de très nombreux tableaux.

La Mise au Tombeau (XVe siècle Ecole d'Auxerre) a été apportée dans l'église, elle se trouvait auparavant dans l'église Notre-Dame des Marais détruite à la fin du XVIII° siècle. Sa dernière restauration date de 1964 et a occasionné de nombreuses modifications. En 1250 il y avait 310 paroissiens, en 1737 : 1 300 habitants.

 

Eglise fermée au public

 

 

 

 

Porche Saint LaurentLe Porche Saint Laurent

Le porche Saint-Laurent était l'entrée de l'abbaye Saint-Denis. Sous le porche se trouve l'ancienne boîte aux lettres avec un encadrement de pierre. A cette époque les moines de l'abbave Saint-Denis administraient la moitié de la ville, le bourg Saint-Denis.

L'étage abritait la prévôté. A l'intérieur de l'appartement, une fenêtre permettait au prieur de surveiller l'activité dans l'église Saint-Laurent. Dans la rue Saint-Denis, on peut voir l'ancienne maison des hôtes qui est devenue le tribunal.

 

 

 

 

 

 

L'Abbaye de Saint Denis

Abbaye Saint DenisAu XI' siècle, les seigneurs féodaux passent leur temps à guerroyer contre leurs voisins. Pendant les trêves pour se faire pardonner leurs méfaits, ils mènent alors une vie pieuse et songent à leur vie future, bien compromise par leurs brigandages. Les plus puissants élèvent des monastères sur leurs terres où les moines prient jour et nuit pour l'âme du seigneur et celles de ses proches.

C'est ainsi, que voulant réparer ses fautes, Geoffroy III, troisième des Rotrou, seigneur de Nogent décide d'installer une communauté de moines obéissant à la règle bénédictine.

La dédicace de la basilique Saint-Denis est faite en 1031, alors que l'édifice est encore inachevé.

Le comte, pour assurer la substance de la vingtaine de moines présents, fait don au monastère : de terres, de moulins, du droit de pêche dans les étangs, du ramassage du bois dans les forêts et de cinq étaux sur le marché de Châteaudun pour la vente du sel et de la viande.

Pour leur défense, les moines nomment un capitaine et pour appliquer le droit de haute, moyenne et basse justice sur leur terre, ils désignent un bailli.

Le bourg de Saint-Denis, qui était très étendu en particulier sur les bords de l'Huisne jusqu'à l'église Saint-Hilaire, est alors totalement affranchi de la souveraineté temporelle du seigneur de Nogent. C'est le prévôt, qui se charge des relations entre la communauté et le monde extérieur.

Ils assurent l'enseignement du cathéchisme, de la lecture et du calcul à quelques privilégiés assis dans une salle du monastère, sur le sol couvert de paille et écrivant sur des tablettes enduites de cire.

Abbaye Saint DenisAprès la mort de Geoffroy III, qui selon sa volonté est enterré dans le bras nord du transept de la basilique comme le seront les autres membres des Rotrou, c'est son fils Rotrou II qui se chargera de terminer la construction de l'édifice. La Consécration solennelle aura lieu en 1078 ; huit autels seront dédiés.

Un conflit entre le comte Rotrou II et l'abbaye des Saint-Pères de Chartres apparut alors. Au début, l'abbé de Saint-Denis était élu par les moines du monastère, mais l'abbé des Saint-Pères demande à le désigner lui-même, acte, qui fait perdre au comte son autorité tutélaire au profit de l'abbé des Saint-Pères.

Geoffroy IV succédant à son père vers 1079 choisit de remettre la direction de l'abbaye Saint-Denis à l'ordre de Cluny. Mais du fait de l'organisation de cet ordre, qui ne possède qu'une abbaye donc un seul abbé, un prieur est envoyé pour gouverner ce qui devient en 1080 le prieuré Saint-Denis. Ce n'est finalement qu'en 1230, que l'abbaye des Saint-Pères de Chartres abandonnera toutes ses prétentions sur Saint-Denis.

Au début du XIIème siècle, une fois achevée, la basilique rivalise dans ses dimensions avec la cathédrale de Chartres. Elle mesure 76 m de long du portail d'entrée au fond du chœur sur 16 m de large à la nef, le transept est long de 34 m, large de 10 m. L'appareillage de la pierre est particulièrement soigné.

Le prieuré Saint-Denis est alors très riche du fait qu'il a sous sa dépendance de nombreuses autres communautés, qui se répartissent en deux zones géographiques correspondant aux aires d'influence des comtes du Perche : la première autour de Nogent-le-Rotrou, la seconde autour de Mortagne-au-Perche.

Les principales ressources proviennent des dîmes que chaque paroisse perçoit et redistribue en tout ou en partie au prieuré.

L'ère de prospérité de Saint-Denis prend fin d'abord à la mort en 1226 du dernier des Rotrou, Guillaume évêque de Châlons-sur-Marne.

Alors Saint-Louis prendra possession du comté et confirmera le prieuré dans ses biens.

Le déclin se poursuit au 16e siècle, avec la nomination par le Roi, des abbés commanditaires qui se contenteront de toucher les revenus et laisseront la direction des monastères et prieurés aux moines eux-mêmes, ce qui n'est pas leur principale fonction, ni qualité.

En 1657, il pleut dans l'église laissée à l'abandon. Il ne reste que douze moines. Il n'en restera que cinq au 18e siècle.

Le pape supprime les prieurés clunisiens en 1788.

C'est en 1806 que la ville de Nogent achète les bâtiments pour y installer un collège, un tribunal, une prison et un haras militaire.

Aujourd'hui et après la rénovation de l'édifice de 1950 à 1953, restent le tribunal et le collège Arsène-Meunier, anciennement lycée Rémi-Belleau.

Edifice fermé au public

Le Pont de Bois

Le pont originel fût construit en bois au XIIIe siècle.

Il devint un pont de pierre à voie étroite et à pente raide et anguleuse en 1577.

Le tablier fût refait en 1857 sur les anciennes piles, puis reconstruit en fer en 1883.

Les moines percevaient un impôt sur les marchandises traversant le pont.

L'Huisne passant sous le pont, prend sa source près de Pervenchères dans le département de l'Orne. La rivière, d'une longueur d'environ 120 km, en formant un arc de cercle dans la région du Perche, arrose les villes de Rémalard, Condé-sur-Huisne, Nogent-le-Rotrou, Le Theil-sur-Huisne. Elle se jette à hauteur de la ville du Mans dans la Sarthe.

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